Rapport du CPI

Gaza – Centre Palestinien d’Information

« Etes vous de Gaza? » Les emplois dans les entrepôts pourraient être un véritable changement pour vous. Un CV ou un entretien ne seraient peut-être pas nécessaires. Découvrez et explorez les offres d’emploi disponibles. »* 

« Êtes-vous de Gaza ? » Explorez les opportunités d’emploi dans les entrepôts, profitez de stabilité professionnelle, découvrez de nouvelles perspectives et travaillez avec une équipe d’exception. N’attendez pas, trouvez votre chance dès aujourd’hui ».

Des jeunes hommes et femmes apparaissent dans des publicités ciblées et financées, s’adressant aux habitants de la bande de Gaza, répétant ces phrases ou d’autres similaires dans le fond.

Le but ? Encourager l’idée de quitter Gaza pour émigrer vers un « monde illusoire », prétendument rempli d’opportunités professionnelles ne nécessitant ni CV, ni entretien, ni même compétences ou qualifications. 

Ces publicités ont proliféré sur les réseaux sociaux, au point de devenir une nuisance pour les internautes gazaouis en raison de leur répétition incessante. Cela soulève des questions : qui se cache derrière ces campagnes ? Quel est leur véritable objectif ? Et pourquoi maintenant ? 

Une coïncidence troublante

L’émergence de ces publicités coïncide avec une escalade sans précédent des déclarations officielles sionistes concernant l’objectif ultime de leur guerre contre Gaza. Un objectif désormais affiché sans vergogne, en violation du droit international humanitaire et de la Charte des droits de l’homme : « le déplacement forcé », habillé d’un faux semblant de « migration volontaire » mais réellement c’est une « expulsion déguisée ».

Migration volontaire ou purification ethnique ? 

Est-ce que l’État d’occupation cherche vraiment à permettre aux Palestiniens de quitter Gaza pour un avenir meilleur ? Ou s’agit-il d’une expulsion sous la menace des balles, des bombes, de la famine organisée, de la privation d’eau et de soins, rendant la vie à Gaza impossible ? 

La réalité est claire : il n’est pas question de « migration volontaire », mais d’un choix imposé aux Palestiniens entre « mourir sous les bombes, de faim ou de soif », ou fuir sous le feu vers une destination inconnue, que l’entité sioniste cherche encore désespérément. 

Le Mossad à la recherche de pays d’accueil

Le site américain Axios a révélé que le Premier ministre criminel Netanyahu a chargé le Mossad de trouver des pays acceptant d’accueillir un grand nombre de Palestiniens expulsés de Gaza. Selon des responsables sionistes et un ancien officiel américain, le Mossad a déjà entamé des discussions avec la Somalie, le Soudan du Sud, l’Indonésie et d’autres. 

Une stratégie médiatique et humanitaire criminelle

Le politologue Ahmed Al-Hila explique que l’entité néonazie tente, via les médias internationaux, de préparer le terrain à l’expulsion, parallèlement à une politique de « famine organisée » (blocus total depuis le 2 mars), d’intensification des massacres, de destruction des infrastructures médicales et de pression sur les civils pour qu’ils se retournent contre la Résistance. 

Il rappelle qu’après 1982, lorsque Yasser Arafat et les combattants palestiniens quittèrent le Liban sous garantie américaine et onusienne, le massacre de « Sabra et Chatila » (3 000 morts) suivit deux semaines plus tard. 

Une illusion sioniste ancienne

Dès 1967, les archives sionistes révèlent des plans de déplacement massif des Palestiniens, notamment de Gaza. Entre 1967 et 1968, 320 000 Palestiniens furent expulsés. Sous Moshe Dayan, l’entité criminelle utilisa le travail forcé comme prétexte à l’expulsion, tentant de déplacer des Gazaouis vers Jéricho puis la Jordanie. 

Malgré des tentatives répétées (politique des « ponts ouverts », incitations à l’émigration « volontaire », le peuple palestinien a résisté. 

L’échec du siège de Gaza2023-2026

Après la victoire du Hamas en 2006, l’entité imposa un « blocus inhumain », multipliant les guerres pour pousser les Gazaouis à partir. Résultat ? Seulement 200 000 départs en 15 ans, contre 78 000 retours entre 2007 et 2017 – sans compter une croissance démographique parmi les plus élevées au monde. 

Pourquoi l’entité occupante échoue-t-il

-La résistance palestinienne et son attachement viscéral à la terre. 

– Le refus catégorique de l’Égypte et de la Jordanie d’accepter l’expulsion. 

– L’opposition passée des États-Unis et de la communauté internationale. 

Comme le dit le proverbe palestinien, *« celui qui quitte sa maison perd sa valeur ». Ce peuple ne partira jamais. Il croit en sa terre sainte, mentionnée dans un verset du Coran, et restera jusqu’au dernier souffle.

Source : CPI
https://french.palinfo.com/…

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